Impression 3D et écologie

L’impression 3D révolutionne depuis quelques années le mode de production de certaines industries. Contrairement à d’autres techniques de production soustractives qui consomment de l’énergie et des matériaux en grande quantité, cette méthode de fabrication est résolument plus verte. Quels sont les aspects écologiques de l’utilisation d’un service d’impression 3D tel que celui proposé par  Usinage Impression 3D ?

imprimante 3D

Le fonctionnement de l’impression 3D

Pour imprimer un objet en 3D, une imprimante, des filaments, un logiciel et un fichier numérique sont nécessaires. Cette technique de prototypage rapide facilite la production d’un objet en petite série à partir d’un fichier de Conception Assistée par Ordinateur. Grâce à cette méthode de fabrication additive par usinage numérique, la création d’objets se fait en accord avec les besoins des consommateurs à moindre coût et plus rapidement en utilisant la quantité exacte de matière nécessaire.

Une réduction des déchets

L’avantage premier de l’impression 3D tient au fait qu’elle permet de produire seulement ce dont on a besoin, contrairement à la production de masse. De plus, en superposant plusieurs couches utilisant seulement la matière première dont elle a besoin, l’impression 3D permet de réduire les déchets. De cette façon il y a moins de perte et de gaspillage. La production est ainsi plus maîtrisée. Elle prend le contrepied de la fabrication soustractive d’usinage par ponçage, découpage ou fraisage.

Par ailleurs, grâce aux nombreuses possibilités de production de l’imprimante 3D, il est possible de réaliser des pièces détachées introuvables dans le commerce. En remplaçant certaines pièces d’un appareil encore en état de fonctionnement dont seulement une partie seulement est en panne, on évite de créer des déchets supplémentaires.

De plus, l’imprimante 3D est capable aujourd’hui de réutiliser des déchets plastiques. Ceux-ci sont transformés en filaments, matière première de l’impression 3D pour créer de nouveaux objets en matière recyclée. Avec la technologie d’impression filaire, il est désormais possible de produire son propre fils à partir de déchets plastiques recyclés, tels les pots de yaourt, les emballages alimentaires ou encore les bouteilles d’eau et la vaisselle en plastique. Il est nécessaire de broyer tous ces déchets avant de les fondre pour obtenir le filament d’impression.

Une baisse du transport de la marchandise

Par ailleurs, l’impression 3D révolutionne non seulement le mode de production, mais aussi le transport. L’impression 3D permet de réduire les coûts en favorisant l’implantation locale des usines, au plus proche des clients. Les chaînes d’approvisionnement sont ainsi réduites entre la conception, la production et la consommation. Le transport de marchandises est ainsi réduit par une production plus locale.

Elle présente l’avantage pour les particuliers de produire des objets directement sur place, avec le matériel professionnel adéquat, ce qui réduit considérablement le transport de marchandises. En effet, pour concevoir un produit, il suffit de disposer d’une imprimante, d’une bobine de filament et d’un logiciel. Ainsi, en se procurant le matériel adéquat, il est aussi possible de réaliser soi-même les objets dont on a besoin sans se déplacer en magasin ou passer commande en ligne. Le recours à l’impression 3D permet donc de limiter les transports de marchandises et donc de réduire l’émission de gaz à effet de serre.

impression 3D

Les initiatives écologiques réalisées grâce à l’imprimante 3D

Plusieurs initiatives écologiques ont recours à l’imprimante 3D pour la fabrication d’objets plus respectueux de l’environnement et transformer des déchets en objets utiles au quotidien. Parmi les nombreuses start-up, certaines comme la Française Francofil, se spécialisent dans le développement de filament conçu à partir de matières écologiques, composées de produits provenant de l’agriculture, la restauration ou encore de crustacés ou de mac de café et de blé. DE la même façon le fabricant de filaments américain 3D-Fuel, propose un filament à base résidus de café, de bière, de chanvre, mais aussi de PET.

Par ailleurs, le projet Million Waves souhaite transformer les déchets plastiques en prothèses médicales imprimées en 3D. Les fondateurs de ce projet organisent des sessions de collecte de bouteilles et autres emballages et déchets sur les plages. Grâce à cette initiative, les personnes ayant besoin de prothèse peuvent s’en procurer une à prix réduit auprès de personnes disposant d’une imprimante. Dans la même veine, une marque de chaussure de sport utilise l’impression 3D pour proposer des semelles personnalisées dont les déchets plastiques de la mer servent de matière première.

Les possibilités de matières premières étant presque infinies, le spécialiste de l’impression en béton XtreeE s’est allié à des spécialistes en biologie marine pour réaliser un récit corallien en 3D dans le Parc national des Calanques dans le souci de restaurer l’habitat écologique. Ce récif imite le Coralligène, l’un des habitats les plus foisonnants de la Méditerranée.

Une initiative européenne, Print your city, conçoit avec une imprimante 3D du mobilier urbain à partir de déchets plastiques. Des bancs, pots de fleurs et autres équipements ont ainsi été installés à Amsterdam et en Grèce. Les habitants sont invités à contribuer à cette économie circulaire en amenant leurs déchets directement au laboratoire dédié à leur recyclage.

Dans le domaine de la construction, WASP a présenté BigDelta en 2015. Cette imprimante 3D de 12 mètres de haut a été conçue pour réaliser des logements à bon prix. En 2018, son imprimante 3D modulable Crane a permis de réaliser une maison à partir d’un mélange organique composé de terre, paille et compost.

Autre initiative créative et insolite : le Solar Voyager. Ce véhicule électrique, imprimé en 3D à partir de déchets plastiques recyclés a été emmené en expédition au pôle Sud par ses fondateurs pour sensibiliser le public à un mode de vie zéro déchet.
Pour finir, la société Upprinting Food réalise des snacks à partir de déchets alimentaires. Une façon élégante de traiter le gaspillage alimentaire, très courant dans les sociétés de consommation.

Ainsi, les aspects écologiques le l’impression 3D sont nombreux. Le procédé de fabrication par impression 3D en lui-même permet de réduire les déchets et le transport. Par ailleurs elle favorise le développement d’initiatives écologiques grâce aux infinies possibilités d’application de l’impression 3D notamment en utilisant des matières premières recyclées. L’impression 3D peut certainement être un allié de l’écologie.